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Vivre 100% BIO

Publié le : 20/01/2017 07:07:50
Catégories : Santé et Alimentation Rss feed

Vivre 100% BIO



Benjamin Jérôme, journaliste pour Aujourd’hui en France, a testé pendant une semaine 100% BIO de la nourriture aux vêtements en passant par les sorties. Précisons que c’est un débutant du BIO.

Alors, saura-t-il relever ce défi ? Analysons son article et passons le BIO au crible.



Le BIO, c'est quoi ?


C’est la première question que se pose le journaliste avant de commencer sa semaine 100% BIO.

Le BIO est soumis à une réglementation européenne globale puis est complétée par des cahiers des charges propre à chaque pays. La France fait partie des pays les plus exigeants en matière de BIO. Les trois grandes catégories du BIO sont l'agriculture, l'élevage et les cosmétiques, s'ajoutent à cela les secteurs des produits ménagers, du textile.


L’agriculture biologique

Dans l’agriculture on parle de BIO lorsque aucun pesticide est utilisé que ce soit dans le traitement du sol ou pour nourrir la plante. Le sol, à la base doit être pur de tout ajout de synthèse, il faudra donc plusieurs récoltes respectant le processus BIO avant de pouvoir être estampillé biologique et être vendu comme tel. Tout ce qui entoure les semences, la pousse, la fertilisation, la culture en somme, comme le désherbant, le terreau, le fumier ou autres doivent être naturel et dénué d’éléments chimiques.


L’élevage animal biologique

Dans l’élevage animal, les animaux doivent naitre et être élevés de façon BIO pour obtenir le label. Tout le pâturage doit être concerné par la charte biologique, un bœuf dit biologique ne doit pas côtoyer un bœuf non biologique ou une autre espèce animal non biologique. Le champ ou la parcelle dans lequel évolue l’animal doit se plier aux normes de l’agriculture biologique. L’alimentation est stricte également, 100% bio si l’animal est herbivore, 95% si l’animal est monogastrique (estomac en une seule poche comme les chevaux).


Les cosmétiques biologiques

Les cosmétiques ont également leur propre réglementation et leur propre label. Le label COSMEBIO d’ECOCERT est le plus connu et le plus répandu des labels européens pour la cosmétique. Pour obtenir ce label, le produit cosmétique concerné doit être au minimum composé de 95% d’ingrédients naturel ou d’origine naturelle, 95% des ingrédients végétaux doivent être issus de l’agriculture biologique et 10% de l’ensemble des ingrédients doivent être également issus de l’agriculture biologique.


Les grandes lignes complémentaires du BIO

Tout ce qui va logiquement de pair avec l’agriculture ou l’élevage biologique doit être appliqué et est plus ou moins règlementé ou vérifié :

  • Le mieux est que la boucle soit au maximum interne (alimentation pour élevage ou fourrage pour les champs par exemple), si ce n’est pas possible voir pour importer localement et ainsi éviter la pollution due au transport
  • Les pâturages doivent être étendus pour un meilleur bien-être de l’animal
  • Faire de l’élevage uniquement plein air
  • La santé de l’animal est contrôlée, tout comme ses prescriptions si besoin est
  • Respecter la saison pour la production de fruits et légumes
  • Certaines techniques associées à de la maltraitance animale sont proscrites (comme le gavage des oies)
  • Pas d’utilisation d’OGM



Pourquoi manger BIO ?


Tout d’abord, il est important de se poser la question de pourquoi manger BIO ? En 2015, 65% des Français consommaient des aliments BIO au moins une fois par mois, c’est bien plus qu’en 2012, où la proportion était alors de 43%. Cette progression est vraisemblablement liée à la multiplication des scandales alimentaires et sanitaires comme la viande de cheval à la place du bœuf ou Monsanto. On fait de moins en moins confiance aux industriels, aux « gros » de ce monde qui essaient de faire toujours plus d’argent en nous faisant manger tout et n’importe quoi. Le dernier épinglage de l’industrie alimentaire est celui du muesli, 15 paquets de l’agriculture conventionnelle ont été testés, tous contenaient des pesticides et pas moins de 141 différents, alors que les 5 paquets BIO analysés, eux, n’en contenaient aucun.

En termes de chiffres d’affaires, là aussi c’est édifiant, le secteur du BIO a connu une hausse de 20% en l’espace de un an seulement, entre la première moitié de 2015 et la première moitié de 2016. La demande en BIO augmente d’environ 10% chaque année. La France est le 3e pays européen en termes de ratio surfaces agricoles consacrées au BIO par rapport aux surfaces de l’agriculture conventionnelle.

La progression du BIO est étroitement liée à celle des circuits courts et à celle des mouvements vegan et écologiques.



Le dilemme de la patate égyptienne


alimentation biologiqueOn le disait plus haut, le BIO regroupe des grandes lignes complémentaires constituant une éthique parmi lesquelles le désir de manger local. Hors ce n’est pas rare de croiser dans les étals des aliments BIO provenant d’une autre région voire d’un autre pays.

Là intervient dans nos têtes ce que Benjamin Jérôme nomme le dilemme de la patate égyptienne : que choisir ? La pomme de terre provenant d’Egypte et BIO ou la pomme de terre française non BIO ? En ce qui concerne l’empreinte carbone, Florent Guhl, le directeur de l’Agence BIO, explique que des études ont démontré qu’il valait mieux prendre la patate égyptienne car, même si elle voyage en avion ou en bateau, l’empreinte carbone est moins importante que celle de l’ensemble des produits chimiques utilisés dans l’agriculture non biologique. Après libre au consommateur de choisir entre le made in France ou le BIO…

L’idéal, bien évidemment est de consommer BIO et français, et heureusement c’est tout à fait possible ! 76% des produits biologiques consommés en France vient de France.



La conclusion de Benjamin Jérôme


Manger BIO c’est important

« Cela me rassure de savoir ce que j’avale » effectivement que c’est appréciable de manger tout en étant sûr de ne pas avaler plusieurs pesticides qui pourront être la cause d’un ou plusieurs futurs cancers ! Des fruits et des légumes ayant connu un cycle de pousse normal et non boosté par les pesticides, engrais chimiques ou autres, auront beaucoup plus de gout, seront bien meilleurs, que ceux qui n’auront pas vu le soleil.


Les contradictions

Le BIO s’impose de plus en plus autour de nous. Attention à ne pas tomber dans la surenchère car qui dit surenchère dit également dérives et contradictions. Après le dilemme de la patate égyptienne, Benjamin Jérôme s’est butté au marché du BIO dans le vêtement et notamment chez H&M où des tee-shirts en coton bio sont vendus. Le problème du coton c’est qu’il faut beaucoup d’eau pour le produire (BIO ou pas) ce n’est donc pas très écologique. De plus le traitement du tissu reste le même avec les mêmes ajouts chimiques pour le traiter ou pour le colorer, « Si vous achetez des vêtements BIO pour protéger votre peau du chimique, c’est raté ».
Les grandes enseignes pour éviter la contamination de leurs fruits et légumes biologiques par les non biologiques ont souvent recours au suremballage. Très peu de vrac sur les étals pour beaucoup trop de plastique.


Les limites

« Ai-je envie de continuer mon régime 100% agriculture biologique ? » à cette question importante en fin de semaine de test 100% BIO du journaliste, sa réponse sera : « J’aimerais » mais il préfère une pomme de terre française non biologique a une pomme de terre biologique venant d’Egypte, il a du mal à renoncer à son Coca Cola, et n’a pas trouvé d’équivalent satisfaisant, et « si on veut conserver ses amis, mieux vaut avoir un magasin spécialisé pas loin ou connaître quelques adresses de bons restos ».



Le casse-tête de l’éthique


Effectivement beaucoup de choses découlent de la « mentalité biologique » comme, entre autres :

  • Manger des fruits et légumes de saison pour lesquels on aura donc pas poussé la nature à produire ce qu’elle ne peut pas produire normalement
  • La volonté du local pour limiter les gaz à effets de serres et pour encourager les producteurs d’à côté
  • Respect de la nature et harmonie avec la nature et les petites bêtes
  • Faire le tri chez soi
  • Porter des vêtements plus respectueux de l’environnement et des hommes qui les fabriquent


Tous ces éléments de vie vont ensemble et sont parfois difficilement dissociables les uns des autres si on est vraiment attaché à l’ensemble de ces valeurs.

Et puis, mettre le pied dans l’engrenage du biologique peut nous amener sur d’autres terrains plus radicaux et vice versa

  • Devenir végétarien ou vegan
  • Ne plus porter de vêtements provenant de grandes enseignes de la fast fashion (consommation de masse dans la mode)
  • Etre made in France de l’alimentation aux vêtements en passant par les objets de consommation.
  • Consommer que du naturel uniquement et bannir les produits synthétiques, chimiques ou modifiés.


fruits et légumes BIOCet engrenage est compliqué étant donné que les restaurants ne sont pas tous biologiques, vegan ou naturels, que le biologique reste légèrement plus cher que le reste et que nos proches ne sont pas tous dans le même processus idéologique.

Et si, pour un monde meilleur et pour vivre en symbiose avec la Terre, notre famille, nos amis ou nos relations autres, on piochait dans tout ce qui est bon ? Si on revenait aux bases de nos besoins et aux bases de la Terre avant que la folie des hommes l’emporte sur le bon sens ? Si on calmait ses ardeurs d’achats imposées par la société de consommation ?

  • Alterner le BIO et l’agriculture raisonnée
  • Manger des fruits et légumes de saison (Non, les tomates ne poussent pas en hiver en France)
  • Préférer le local
  • Craquer quelque fois pour un aliment qui vient de loin mais faire en sorte que cela soit une exception
  • Limiter sa consommation de viande et de poisson (inutile à tous les repas)
  • Se sentir concerné par notre assiette : trouvez-vous normal de manger des épaississants, des conservateurs ou autres correcteurs d’acidités dans le bœuf bourguignon au rayon plats préparés ? Votre grand-mère en mettait, elle, dans le sien ?


Et surtout, en y allant progressivement ce sera plus simple de changer son mode de vie.


Les Laboratoires Mascareignes et le BIO c’est peut-être pour bientôt ! On vous tient au courant de l’avancée de nos démarches sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter et Instagram !

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